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Etymologie

Si tous les indices laissent entrevoir un riche passé archéologique, ils ne permettent cependant toujours pas de trancher entre les différentes hypothèses qui ont été avancées pour expliquer l'étymologie du nom de Jodoigne.L'origine de ce mot est-elle celtique; dérive-t-elle du nom d'une tribu gauloise citée par César, les Geidumii (hypothèse de J. Ruelens) ou au contraire provient-elle du nom propre d'un grand propriétaire gallo-romain appelé Geldo (hypothèse de R. Hanon de Louvet)? Il est impossible actuellement de répondre à ces questions.

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Préhistoire

hitsoire-la-prehistoire - silexLes traces de l'occupation humaine du territoire de Jodoigne pendant la période préhistorique sont nombreuses. Si certains outils lithiques paraissent marqués de caractères mésolithiques ou même magdaléniens, les seuls vestiges que l'on puisse interpréter avec certitude datent de la période néolithique.
Les sites de cette époque ont été repérés en périphérie de la localité: près de la ferme de Chebais, au bois des Cailloux, au bois du Bombard et au lieu-dit "Bois brûlé".Le site du bois du Bombard a notamment livré une scie lithique à quatre encoches, destinée à l'emmanchement. Cet habitat serait celui d'une peuplade de la fin du néolithique, fortement évoluée, pratiquant la chasse et la pêche, mais aussi la petite culture, un peu d'élevage, et capable de tisser et de fabriquer de la poterie.

hitsoire-la-prehistoire-silex-2L'emplacement de ces sites montre que les premiers occupants du sol de Jodoigne affectionnaient de s'établir sur les pentes bien exposées, à l'altitude de 90 à 100 m, à proximité de sources ou ruisseaux et d'affleurements sableux et caillouteux qui rendent le sol plus perméable tout en réduisant l'humidité.

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Période Gallo-Romaine

histoire-periode-gallo-romaine-poteriesLes vestiges gallo-romains abondent également autour de Jodoigne mais n'ont pas encore fait l'objet de fouilles systématiques. Les traces archéologiques se révèlent néanmoins très intéressantes.
De la céramique sigillée provenant vraisemblablement d'un mobilier funéraire du 2ème siècle de notre ère, fut mise àjour en 1845/6 lors des travaux de nivellement et de raccordement de l'actuelle rue des Gotteaux avec la chausée de Hannut.

histoire-periode-gallo-romaine-chasselonUne première villa fut partiellement fouillée dans la campagne de Bronne en 1915. Ce bâtiment s'apparentait aux villas de Stolberg et Beckingen en Allemagne et de Beringen en Suisse. Les quelques éléments chronologiques retrouvés attestent une occupation du 2ème siècle au milieu du 3ème. Cet édifice semble contemporain de l'importante villa toute proche du lieu-dit la Seigneurie à Sainte-Marie-Geest.
A peu de distance de la Chapelle à l'Arbre, des photos aériennes ont révélé la présence de trois cercles concentriques alignés que l'on interprète comme les traces de tumuli arrasés.

Un autre établissement fut sondé en 1963 et 1964 au lieu-dit le Chasselon la ferme du Stocquoy et Molembais. Il semble lui dater du 2ème siècle de notre ère et aurait pu, d'après le toponyme dérivé de castellum, avoir servi de poste de fortification au Bas-Empire, le long de cet ancien chemin que l'on appellera plus tard le Chemin des Moines.

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Moyen-Age

De ce que fut Jodoigne depuis la fin de l'Empire romain jusqu'à l'aube du XIe siècle, aucun vestige, aucun témoignage ne permet de le préciser: rien n'est connu des périodes franque, carolingienne, ni de la haute féodalité.

histoire-moyen-age-st-medardAu XIIe siècle Jodoigne réapparaît dans l'histoire avec l'essor du grand mouvement urbain médiéval. Jodoigne est alors le centre d'un grand domaine rural qui avait vu naître spontanément une petite agglomération aux pieds du château seigneurial de Gille de Duras et autour de l'église Saint-Médard près de laquelle s'était probablement déjà développé un petit marché agricole.

En 1184, les événements politiques modifient complètement l'aspect de la bourgade: le duc de Brabant, Henri Ier, réunit définitivement la terre de Jodoigne à ses Etats et fonde aussitôt, au nord du village existant, une villa nova ou ville neuve dont le plan est tout à fait caractéristique: une place triangulaire pour le nouveau marché, des rues se coupant à angle droit et une enceinte articulée au départ du château ducal: à l'est, la porte de Tirlemont débouchait sur la campagne, en direction de cette ville; au sud, la deuxième porte enjambait le ruisseau Saint-Jean et s'ouvrait vers le faubourg Saint-Médard; enfin à l'ouest, la troisième menait au quartier Saint-Lambert, par delà la Ghète.

histoire-moyen-age-grand-placeLe projet du duc de Brabant fut couronné de succès: dix ans plus tard, en 1194, l'oppidum de Jodoigne, habité par des burgenses, figure parmi les 9 villes du duchés de Brabant. La prospérité économique vient rapidement: un tonlieu est attesté en 1217, on parle d'une nouvelle halle en 1234 et d'une halle au blé en 1278. Ce développement vaut à la localité d'être appelée Geldonia Fori ou Jodoigne le Marché dès la fin du XIIe siècle. Enfin, s'il n'est pas sûr que la charte de 1211 concerne Jodoigne (les historiens pencheraient pour l'attribuer à Vieux-Genappe), il est cependant certain que la ville reçut ses propres franchises avant 1217.

En 1288, les milices de Jodoigne combattent à Woerringen sur le Rhin, aux côtés du duc Jean Ier qui remporter une retentissante victoire sur les troupes de l'archevêque de Cologne.

L'essor économique se prolonge au XIVe siècle qui voit naître une petite draperie locale. Preuve de cette opulence: les bourgeois font bâtir à l'intérieur des remparts la Chapelle du Marché qui fut consacrée à la Vierge Marie le 12 août 1353. En cette fin de XIVe siècle, la population de Jodoigne (avec Huppaye et Petit Bomal) est estimée à 1300 ou 1500 habitants, ce qui met la localité au deuxième rang des villes du Brabant, après Nivelles.

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