Du XVIIIe siècle à nos
jours...
Les plans successifs de la ville permettent de suivre et de comprendre
les grandes lignes de son évolution de 1786 à nos jours.
Jusqu'à la
fin du XVIIIe siècle.
Une
carte manuscrite de 1786 montre que dans l'ensemble le plan de
Jodoigne n'a pas changé fondamentalement
au cours des Temps Modernes. L'ancienne ville neuve médiévale
créée par les Ducs de Brabant reste toujours enfermée
dans son enceinte dont trois tours subsistent encore, ainsi que
les trois portes principales: porte d'Outre-Gèthe, porte
de Saint-Médard
(au sud-est) et porte de Tirlemont. A l'extérieur des murailles
se sont développés deux faubourgs importants : celui
d'Outre-Gèthe ou quartier Saint-Lambert et celui de Saint-Médard, à proximité de
l'église romano-gothique du XIIIe siècle. A cette époque,
aucune chaussée ni route importante ne passe par la ville.
Au
XIXe siècle.
Le plan de 1872
publié par
J. Tarlier et A. Wauters témoigne des grands bouleversements
qui ont marqué la cité au siècle dernier,
la libérant enfin du carcan médiéval et lui
offrant les communications faciles avec les autres centres urbains.
En 1811, le Préfet du Département de la Dyle décida
la création d'une chaussée reliant Tirlemont à Charleroi
et traversant Jodoigne. L'arrêté royal du 10 décembre
1839 ordonna la construction d'une route de Wavre à Hannut,
passant par Jodoigne, suite à la résolution du Conseil
Provincial de Brabant, en date du 17 juillet 1837. Le 13e alignement
de la route traversa les prairies dites "les blanchisseries" et
fit disparaître les écuries du Petit moulin, en contre-bas
du Château Pastur. Les travaux s'achevèrent en 1843-1844.
Désormais, la ville déplaçait
son centre de gravité et se développait suivant les
deux axes déterminés par les chaussées se
croisant au carrefour du Cheval blanc. Les dernières transformations
importantes intervinrent avec l'ouverture de la ligne de chemin
de fer de Tamines-Landen, embranchement de Tirlemont, à l'est
de la ville, vers 1872, et la création du chemin de
fer vicinal vers Wavre (1887) et vers Louvain (1892).
Les vestiges des remparts disparaissaient progressivement
et les abords de la petite cité se couvrent de grosses propriétés cossues,
signes de la prospérité de la bourgeoise locale, certaines aux
allures de véritables châteaux.
Aujourd'hui.
Un plan actuel permet d'apprécier
la situation présente. Si le tissu urbain s'est étoffé en
périphérie de lotissements, cités et maisons
individuelles, l'essentiel du plan de l'agglomération n'a
plus connu de changement radical. Les deux chaussées construites
au XIXe siècle restent les seules artères de pénétration
ou de transit, sans possibilité de contournement.
La chaussée Tirlemont-Charleroi permet une liaison rapide
avec les autoroutes E40 (Bruxelles-Liège)et E411(Bruxelles-Namur-
Luxembourg).
Par contre, le chemin de fer a disparu (fermeture en 1960 du trafic
des voyageurs), son tracé étant transformé en
piste de santé(Ravel),
ainsi que les lignes vicinales remplacées par des autobus depuis les
années '50.
Ces dernières années pourtant, on a pu assister à d'importants
déplacements de certains services. L'administration communale a quitté l'Hôtel
de ville de la Grand-place pour s'établirau Château Pastur; la
Poste, les services des Finances et de la Justice de Paix se sont regroupés
avenue des Commandants Borlée, animant ainsi tout un quartier où se
sont développés des grandes surfaces commerciales, banque et
magasins divers; un centre commercial s'est crée au Bosquet, tandis
que le quartier de Saint-Lambert voyait disparaître la plupart de ses
magasins. Seul témoignage de pérennité... le marché du
jeudi et celui plus exceptionnel de l'Ascension !
Enfin, en février 1985,
la Chambre et le Sénat ont restitué à Jodoigne
le titre de Ville perdu depuis l'époque hollandaise.
la préhistoire - la
période gallo-romaine - le
Moyen-Age - les temps modernes - du XIIIe siècle à nos jours
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